Joseph et Édouard Comellas, photographes


Joseph Comellas et son épouse Corinne Marcotte.
 

Né en Espagne, Joseph Comellas arrive à Montréal vers 1912 après un apprentissage à New York auprès du photographe Gillo, Espagnol lui aussi. Il épouse Corinne Marcotte en 1914 et s'installe au Sault-au-Récollet. Il travaille comme photographe auprès du Studio Rice, un atelier de photographie des plus réputés de Montréal.

En 1935, il s'installe à Sainte-Marguerite où son épouse a de la famille. Il ouvre un restaurant, La Villa du Lac, qui est tenu par son fils Cléo, puis une auberge. L'établissement restera en opérations jusqu'à la fin des années 1950.

Joseph Comellas est décédé à Saint-Hippolyte le 1er mars 1980 à l'âge de 89 ans. Il repose au cimetière paroissial de Sainte-Marguerite. Son épouse Corinne Marcotte l'y avait précédé en septembre 1973.

Fils de Joseph et de Corinne Marcotte, Édouard Comellas est né le 11 mai 1917. Il épouse Marie-Hélène-Yvette Chartier à l'église de Sainte-Marguerite le 27 avril 1940. Il suit les traces de son père en devenant photographe et ouvre une boutique et un atelier de photographie sur le chemin Sainte-Marguerite, à côté de l'actuelle pharmacie.


Une carte postale typique d'Édouard Comellas, vers 1945.

Une carte postale de la Villa du Lac, vers 1945.
 

Les Comellas nous ont légué un patrimoine photographique inestimable en illustrant la région de Sainte-Marguerite dans les années 1930 et 1940.

Leur production de cartes postales se concentre autour des villages de Sainte-Adèle et de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. À titre d'exemple, prenons le cas de l'hôtel Alpine Inn. Alors que leurs cartes des années 1930, de type litho, étaient fabriquées par la Photogelatine Engraving Co. d'Ottawa, celles des années 1940, des photographies en noir et blanc, semblent exclusivement produites par Comellas. Dans les années 1950, c'est Frank Scofield de Sainte-Adèle qui prend le relai avec des cartes en couleurs de type «chrome». Tout comme pour les photographes Côté de Sainte-Agathe, il semble que l'arrivée de la carte «chrome», imprimée ailleurs, sonne le glas de la production locale de cartes postales.

Certaines de leurs cartes sont identifiables par la mention «copyright EC» entre parenthèses, mais sur la plupart, l'auteur n'est pas mentionné.



Une partie de l'ancienne «Villa du Lac», maintenant le restaurant «Il Piccino» (photo MGV, février 2004).